Lotissement "Ecocitoyen"

Cahier des charges et réglement (ŕ télécharger)

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Le Hameau écocitoyen « Oglenn ar Vourc’h »

 

Ce lotissement est cohérent avec le projet global de la commune.

La réflexion a débuté fin 2001 par une sensibilisation des conseillers municipaux, puis par l’organisation de réunions publiques.

Des groupes de réflexion ont été organisés sur les thèmes suivants : l’énergie, l’eau et la voirie, l’architecture et les matériaux, l’intégration paysagère et les haies, les jardins familiaux, les primo-accédants, la communication, les règlements et modalités de fonctionnement. L’ensemble des « groupes de réflexion » constituent le « groupe de travail » sur ce projet.

Ce groupe de travail, après avoir éventuellement consulté des experts extérieurs, soumet ses propositions au Conseil Municipal.

Les groupes de réflexion sont constitués, pour un tiers environ, d’habitants de SILFIAC intéressés pour s’impliquer dans la démarche, ainsi que, pour les deux autres tiers, de personnes extérieures à la commune. Des enseignants du Lycée Professionnel du bâtiment de Pontivy, le Lycée du Blavet, font aussi partie des groupes de réflexion.

Ces groupes définissent les actions et les aménagements à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de cette opération portant sur les économies d’énergie, la protection de l’eau et du milieu naturel, l’économie sociale, le lien social, la qualité du cadre de vie …

La finalité première de ce projet innovant est de provoquer une dynamique de construction à proximité du bourg ayant des effets sur la vitalité globale de la commune; jusqu’à présent, les nouveaux résidents s’étaient principalement installés hors du bourg.

La deuxième finalité est d’assurer une mixité sociale. Cette démarche innovante séduit les opérateurs de logements locatifs. Un projet de trois logements est réalisé à proximité du lotissement grâce au concours de l'organisme bailleur social « Armorique Habitat » et « Bretagne Sud Habitat » en construit trois autres à un autre endroit du bourg. Il faut toutefois regretter que ces bailleurs sociaux soient encore éloignés de la logique de l’écohabitat.

Pour assurer la mixité sociale, le souci de la commune était de faire en sorte que cette démarche ne crée pas de surcoût par rapport aux projets de lotissement « conventionnels ».

Notre démarche innovante nous a permis de nouer des relations privilégiées avec divers partenaires publics et privés. L'élaboration d'une politique de développement durable par la Région, instituant l'éco-FAUR, a facilité l'équilibre financier de cette opération; nous avons même pu y ajouter des réalisations écartées dans un premier temps parce qu’estimées trop coûteuses. Au final, cette réalisation coûte moins cher à la commune que la réalisation d’un lotissement classique.

Nous proposons des modèles de maisons à 100 000 €. Pour cela nous avons sollicité des concepteurs acceptant de jouer le jeu d'une réflexion sur le concept de maisons évolutives qui grandissent avec la famille; nous visons un public de primo-accèdants ou aux revenus modestes à travers cette démarche.

C'est l'architecte Bernard MENGUY, installé à Vannes, très investi dans ces nouvelles démarches, qui a été l’artisan de la réalisation de ce lotissement de 15 lots de 570 à 750 m², comprenant en outre des espaces collectifs et des jardins familiaux.

En effet, ce hameau présente une originalité supplémentaire grâce à ces jardins mis gratuitement à disposition des bénéficiaires qui procurent ainsi un accroissement de modularité des espaces de vie. Ces espaces, qui demeurent propriété communale, permettent en outre de mener d’autres projets ouverts aux initiatives collectives. Une partie de ces espaces communs sera consacrée à des activités telles que : barbecue, pique-nique, espaces de jeux… Nous avons aussi, à la demande de candidats à la construction, imaginé une basse cour avec mise à disposition de petits poulaillers, un rucher et un espace pour travailler et stocker le bois de chauffage.

En étendant l’accès à ces espaces à des habitants du bourg ne possédant pas de terrain, on intègre mieux ce nouveau quartier à l’ensemble du territoire communal. Les élèves de l'école envisagent même d'y réaliser une activité jardinage.

Cette organisation de l’espace est une façon d’ouvrir le lotissement sur l’extérieur tout en cultivant une identité qui fait de plus en plus rêver, celle d'un lotissement rural, une spécificité à laquelle nous tenons.

L’équipement et les espaces publics de ce hameau ont été pensés avec un souci d’exemplarité. Un revêtement semi-poreux (mélange de chaux, de sable et de gravillons, voire de silice), un principe de hérisson de pierres d’une épaisseur importante et un système de noues permettront l’absorption des eaux de ruissellement sur voie publique...

Le traitement des eaux d’assainissement est relié aux lagunes contenant des plantes macrophytes entraînant une phyto-épuration. L'entretien des abords est réalisé par des moutons d’Ouessant.

L’éclairage public a été imaginé de manière à maximiser les économies de réalisation et de fonctionnement : lampes à économie d’énergie, absence de mats le long de la voirie ...

Les routes d'accès sont des venelles conçues de manière à privilégier le piéton. Des cheminements sont aménagés pour rejoindre à pied ou à vélo le centre du bourg, les jardins et espaces collectifs et les principaux équipements. La place de la voiture a donc été repensée par rapport aux pratiques habituelles.

Les lots sont libres de construction ; les accédants peuvent choisir le maître d’œuvre qu’ils souhaitent. Un cahier des charges précis, peu contraignant mais très incitatif, pour un meilleur respect des principes du développement durable a été élaboré. Sans rien imposer, mais avec un souci pédagogique, la commune incite fortement à construire les maisons dans l'esprit de l'écohabitat.

Les groupes de réflexion ont apporté des précisions au règlement de lotissement et se sont constitués en groupes de personnes ressources pour aider les futurs propriétaires à finaliser leurs projets.

Le règlement fixe un cadre incitatif et pédagogique; nous préférons convaincre plutôt que contraindre.

Les techniques et matériaux peu respectueux des principes de l'écohabitat ont été écartées, mais seulement lorsque des solutions plus saines existaient à coût équivalent. Ainsi, par exemple, le parpaing est banni puisqu'il existe une solution en brique au même coût. Les enduits proposés sont à base de chaux, de chanvre et autres matériaux naturels. Les menuiseries doivent être en bois (non tropical) et non en PVC. Il n’y aura pas de sous-sol. Le chauffage sera au bois, solaire ou géothermique... ou les maisons bio-climatiques …

La commune de SILFIAC impose des garages types car se sont eux qui structurent architecturalement les rues et supportent les lampes de l'éclairage public. Elle vend les terrain équipés de citernes de récupération des eaux de pluie enterrées et souhaite la production d’eau chaude solaire. Les haies de séparation doivent être d’aspect bocager et d’essence locale.

Au delà de ces éléments techniques et environnementaux, le projet a pour objectif d’assurer des mixités multiples (sociales, générationnelles, entre autochtones et nouveaux résidents ...).

Les jardins sont conçus pour décloisonner la propriété privée et provoquer de la convivialité et du lien social. Les cheminements piétonniers sont tracés pour que les différentes populations se rencontrent et se mélangent. Le Hameau propose des solutions aux jeunes couples qui ont des difficultés d’accession à la propriété du fait de la forte augmentation du prix de l’immobilier dans la région.

Diverses réalisations sont proposées à des entreprises d’insertion. Les premières ventes de lots ont eu lieu et les constructions ont débuté cet automne 2006.

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